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Un lien entre parents et ados

Publié le 14/10/2012 par Maison des parents

Ils sont une dizaine et se définissent comme des écoutants. Depuis sept ans, les bénévoles de la "Maison des parents et des ados" se relaient auprès des dos et des parents mal dans leur peau.

Membres de l'assocation

En sept ans d'existence, l'association a mené des centaines d'entretiens, au-delà du millier. Signe des temps, de la pression et de la désespérance ambiantes, ils ont augmenté de manière spectaculaire ces deux dernières années. "De 330 en 2009, ils sont passés à 487 en 2010 et au moins autant en 2011 quand les chiffres seront arrêtés". Secrétaire et co-fondatrice de "La Maison des parents et des ados" Michèle Glemet ne s'arrête pas à cette considération arithmétique. Ce soudain accroissement trouve en partie son origine dans la notoriété grandissante de l'association auprès des professionnels, mais aussi dans l'expression de plus en plus forte du stress au sein des familles.

Des entretiens sous anonymat garanti

"Récemment un médecin a conseillé à des parents et à leur enfant qui se plaignait d'un mal de ventre permanent de nous contacter". Ancien enseignant et co-fondateur de l'association, Jean-François Le Goff n'a pas tardé à dénouer le noeud d'un problème que le pratictien avait certainement perçu : une pression parentale excessive sur l'adolescent.
Le message est passé, les parents ont pris du recul, le jeune a pu exprimer les raisons de son mal-être. Un mois plus tard, les parents et l'adolescent appelaient l'écoutant pour lui dire que tout allait bien.

"Ce n'est pas toujours aussi simple. Nous ne recevons pas systématiquement en même temps l'ado et ses parents. Plusieurs entretiens sont souvent nécessaires. Et il arrive que nous sollicitions le psychanaliste professionnel de l'association." Présidente de l'association, Michèle Poupellin se garde bien de schématiser. La singularité de chaque cas l'interdit.
"Beaucoup ont pourtant une origine commune : le décrochage scolaire."
L'expression a bon dos, si l'on en croit les membres de "La Maison des parents et des ados". La période d'incertitudes économiques, de hausse expotentielle du chomâge des jeunes est passée par là. "Les ados se retrouvent en conflit avec une orientation souvent imposée par les parents et ils le vivent mal". Michèle Glémet le résume à sa manière : "Ils ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent mais il savent ce qu'ils ne veulent pas !".
En dehors des entretiens individuels, à l'anonymat garanti, assurés au centre Ginette Leroux, l'association intervient dans les établissement scolaires d'Angers et sa région pour des conférences collectives ou des rencontres individuelles. A Trélazé, la proximité du Point Information Jeunesse et des éducateurs de la prévention spécialisée permet de confronter des expériences.

Cette action, soutenue par le conseil général, la ville de Trélazé, la Mutualité sociale agricole, la Caisse d'allocation familiales et le Conseil régional, vient d'être distinguée par une fondation de la Banque Populaire Atlantique qui a alloué 1200 euros à l'association. Une somme d'autant plus bienvenue que le budget de fonctionnement de l'association est déficitaire depuis 2 ans.

La recherche de financement complémentaires s'inscrit d'ailleurs dans la démarche des bénévoles, "ne serait-ce que pour financer une formation des écoutants bénévoles et solliciter un analyste afin d'évaluer nos pratiques". L'enjeu est à la mesure de l'engagement, souvent décisif dans le rétablissement du lien entre parents et ados.

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